samedi 11 juin 2016

" Merde !!! Mon parachute"

S’il n’y a pas de manières de mourir intelligentes, certaines semblent plus absurdes que d’autres. Celle de Jean-Marc fait partie de celles-ci.

Virginie, sa veuve, nous raconte :

    « Quand j’ai connu Jean-Marc, nous avions 16 ans. Rapidement, je suis tombée très amoureuse de ce grand gaillard aux cheveux longs, un peu rebelle et très déterminé. Un saut en parachute en tandem, offert à l’occasion de son quinzième anniversaire, lui avait donné une certitude. « Lorsque je saute en parachute, je suis vraiment libre. Je veux être libre souvent. Je gagnerai ma vie en sautant en parachute ». A 21 ans, Jean-Marc a obtenu le DESJEPS : Diplôme d’Etat supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport spécialisé « performance sportive ». C’était le must ! Avec cette qualification, il pouvait tout envisager. Très vite, il a créé sa petite structure  « Vol au vent ». Il intervenait auprès de clubs pour former des parachutistes et comme il l’avait lui-même vécu, participer à des baptêmes de sauts. Mais son contrat coup de cœur était sans aucun doute celui qu’il avait signé avec la FFP – Fédération française de parachutisme -. Sa mission, trois jours par semaine, consistait à filmer l’équipe de France de Voltige, afin de faciliter le débriefing suite aux sauts. La vidéo ne triche pas et permet un regard ultra précis sur les enchaînements.

vendredi 27 mai 2016

"Certains sèment, d'autres récoltent"


    Nos actes ne sont jamais neutres. En ce sens, l’inertie est un acte. L’acte de ne rien faire. Tous nos actes ont des conséquences. Ils participent à « tirer » vers le haut notre environnement – nos familles, nos collaborateurs, notre entreprise, notre pays, la planète -  ou vers le bas. Nos actes sont des atomes de construction ou de destruction. De vie ou de mort. Souvent, nous ne percevons pas, nous ne voyons pas l’effet de nos actes. « Certains sèment, d’autres récoltent ». Récemment, un participant rencontré dans un aéroport, me faisait la confidence suivante :
- Un jour, j‘étais dans une merde sans nom. Et face à ce qui me semblait insurmontable, la décision définitive s’échafauda dans mon esprit. Chaque seconde qui passait était un atome de plus de détermination à en finir. Je broyais mon mal-être dans un café et devant un expresso que je laissais refroidir. Une personne est venue s’asseoir à la table à côté de la mienne. Elle m’a souri puis, un peu hésitante, m’a dit : « Vous avez l’air fatigué. » Puis, elle s’est tue. Et là, j’ai lâché prise, j’ai tout balancé : mon mal-être, les épreuves du passé pas digérées, celles du présent qui me fusillaient, celles de l’avenir que j’imaginais …

vendredi 29 avril 2016

Ploc...Plic...Ploc...Plic...


    Ça ne s’arrêtera donc jamais ! Déjà deux semaines que le robinet de la cuisine goutte. Si au moins, il pouvait goutter en silence ! J’ai trouvé une astuce…J’ai placé une éponge au fond de l’évier. Juste en dessous du mitigeur… Ça goutte, mais au moins, ça ne m’agresse plus les tympans.

    Je suis un petit bricoleur du dimanche et consultant en management la semaine. Changer un joint, je sais faire. Avec difficulté et beaucoup de temps, mais je sais faire. D’ailleurs, dès que je me suis aperçu que le robinet fuyait, je suis allé immédiatement changer le joint. Ma réactivité m’a étonné. Comme quoi, en vieillissant, on se bonifie. Parfois. Mais en changeant le joint, j’ai bien compris que je mettais un peu de mercurochrome sur mon front pour calmer ma migraine… Le tartre est partout ! L’acidité de l’eau a tout rongé…Tout bouffé.  Et comme disent - trop- souvent les artisans : « C’est mort, faut tout changer ». Je me suis renseigné, sur Internet. A la requête « Changer un robinet » : 418 000  réponses en moins d’une seconde ! Je vais trouver mon bonheur. Je clique sur www.devisrapide.com : un devis rapide pour l’intervention moins rapide d’un plombier. Verdict : déplacement, main-d’œuvre, fourniture du robinet : 395 €. Il est en platine leur robinet, ou quoi !

jeudi 14 avril 2016

J'ai mon papier rose !


On avait bien dit à Louison de patienter 48h00. Elle n’a pas pu. Frénétiquement, à chaque heure, souvent plus, elle se rendait sur le site internet sur lequel les résultats à l’examen du permis de conduire étaient consultables. 48h00 après l’examen. Pas un quart d’heure, six heures ou 24 heures… 48 heures… Au moins. Le « au moins » avait laissé espérer à Louison que ça pouvait être aussi « au plus ». Pas de chance, c’était bien au moins. « J’ai passé mon permis mardi à 15h00, nous sommes jeudi 15h00 et toujours rien sur ce p----- de site ! ». Impatiente, Louison pouvait devenir vulgaire. Enfin, à 16h22, lors de sa 77ème connexion, un message annonçait que les résultats étaient en ligne. La maman de Louison priait pour que le sésame lui soit délivré. Elle n’envisageait pas de revivre la manière de Louison d’exprimer sa déception face aux échecs : les 3 A - agressivité, apathie et anorexie- Parfois avec une variante : les 2 A 1B : agressivité toujours, apathie encore, boulimie. La maman de Louison est prof de math. Les formules, ça la rassure.
« Je l’aiiiiiiiiiiiiiii…J’ai mon papier rose ! ». La voix stridente de Louison est reçue par sa maman comme une douce mélodie. Fini le cauchemar, la plaisanterie a duré 2 ans, trois tentatives, beaucoup de tension, d’engueulades et 2300 €.
Le soir même, la nouvelle conductrice est célébrée par un apéro-dînatoire au champagne.

vendredi 1 avril 2016

Vers l'obligation d'achat ?

Le site d’information Médiapart a publié récemment un entrefilet qui à ce jour n’a pas eu l’écho attendu mais qui risque de faire beaucoup réagir s’il est confirmé.

En février, un important groupe de lobbying représentant des poids lourds de l’industrie et du commerce a organisé une action auprès des eurodéputés. Cette campagne menée par des experts en communication semblerait avoir réussi et il en résulterait un projet de loi en préparation à Bruxelles.
Rien de très étonnant : c’est le pain quotidien de nos représentants européens d’écouter les groupes d’intérêts, de faire la synthèse de leurs propositions et de les retranscrire dans des projets de lois destinées à faire évoluer les règles en vigueur dans les 28 pays de l’Union.
Beaucoup plus étonnants seraient le sujet et l’intention de cette loi en préparation. Pour mieux comprendre, il convient de revenir à la genèse de cette histoire.

Souvenons-nous de la crise des subprimes intervenue en 2008 et de ses conséquences sur l’économie mondiale : faillites d’importants établissements bancaires, insolvabilité de nombreux épargnants, chômage de masse et ralentissement de l’économie mondiale.
Depuis cette date, on constate que l’économie mondiale est en berne et que le chômage de masse s’installe durablement.
Jusqu’à ce jour, personne n’a trouvé la martingale pour enrayer cette crise. Jusqu’à ce jour, car c’est bien le point de départ de cette démarche de lobbying que  nous  dont nous rendons compte ici.

L’idée de départ pour redynamiser l’économie s’inspire des théories de John Maynard Keynes, « inventeur » du concept de la relance économique par la consommation : pour relancer l’économie d’un pays ou d’une région, il faut favoriser la consommation.
Ici, un pas de géant est franchi en passant de « favoriser » à « inciter » voire « contraindre ».
S’appuyant sur l'article L.122-1 du Code de la consommation qui stipule qu'« il est interdit de refuser à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation d'un service, sauf motif légitime », le groupe de pression avance l’idée que si une loi interdit le refus de vente, une loi européenne devrait également interdire le refus d’achat.

Incroyable ! De la même façon qu’un « vendeur » professionnel ne peut pas refuser de vendre à un consommateur, un consommateur ne pourrait pas refuser d’acheter à un vendeur.

mercredi 30 mars 2016

Enfin !

Enfin, depuis le temps que j'attendais qu'un reportage présente simplement et fidèlement notre métier!

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid7908-c-filles-d-aujourd-hui.html

jeudi 17 mars 2016

Une bonne claque et ça repart !




Thibault se promène.
   
    Subitement, il sent le sol se dérober sous ses pieds. Il perd connaissance. Dans son malheur, Thibault a une part de chance : un médecin arrive. Rapidement, il diagnostique un simple évanouissement. Rien d'étonnant : il fait si chaud depuis quelques jours et les organismes sont épuisés. Le médecin fait asseoir Thibault. Il le tient fermement et s’adresse à lui en lui parlant à voix forte et en le secouant gentiment. Thibault ouvre les yeux, étonné de ce qu’il est en train de vivre. Aucun souvenir de son malaise. Le médecin interroge Thibault. Ce matin, il est parti rapidement de chez lui, sans prendre de petit déjeuner. Un peu de manque de sommeil et cette canicule éprouvante, son organisme est malmené. Le médecin conseille à Thibault de rester assis sur un banc à l’ombre, le temps qu’il aille chercher un remontant. Ce sera un pain au chocolat. Thibault est requinqué. Il repart…

Quinze jours plus tard…Thibault se promène…

    Brutalement, il perd connaissance. Son ange gardien est encore là. Le diagnostic est rapide : une syncope. Beaucoup plus sérieux qu’un évanouissement. La vie de Thibault n’est pas en danger mais il ne faudrait pas que cet état de malaise se prolonge.